L’idée principale est de laisser la nature reprendre ses droits, de favoriser la biodiversité en accueillant des plantes spontanées. Il s’agit d’abord d’observer ce qui pousse. Au printemps une intervention importante est requise pour sélectionner les espèces souhaitées. À l’automne je rabats et laisse en paillage sur place.
De la permaculture humaine à la résilience
Prendre soin de la Terre ; Prendre soin de l’humain ; Partager équitablement. Ce sont les 3 axes de la permaculture. Une vision qui dépasse largement la question du jardin. Mettre nos vies et nos systèmes sociaux dans un mode de coopération respectueux du monde, ne serait-ce pas la meilleure façon de se préparer aux défis à venir ?

J’ai arrosé cette zone une à deux fois par semaine.
En chemin
La zone de potager est soumise à la voracité des limaces. Cette année j’ai trouvé un résultat très satisfaisant en entourant salades, courgettes, tomates de plants aromatiques : romarin, lavande, serpolet, origan… je laisse aussi une grande place au lierre terrestre, très aromatique. Sur cette plate-bande (nouvelle) j’ai eu très peu à désherber. Un net progrès esthétique pourra être réalisé avec des structures porteuses et ombrières plus abouties. Ce sera pour l’an prochain !

De l’eau pour les insectes et les oiseaux
Le moustique tigre, voilà le nouveau fléau. Certes c’est contraignant pour le jardinier aussi. Le mot d’ordre est lancé, relayé : chasse aux points d’eau. Et les oiseaux ? Et tous les autres insectes ? Et la chaîne alimentaire ? Et le hérisson… ? De grâce, mettons des abreuvoirs, des bacs de douches, des bassins, des mini-mares. C’est tellement beau de voir ce petit monde vivant venir s’abreuver. Oui les guêpes viennent. Il y a donc plein de guêpes dans mon jardin, des frelons, des européens et des asiatiques (pas de nid évidement). Et des bourdons, et des abeilles solitaires.
Nous voulons des hirondelles dans nos campagnes ? il leur faut un habitat – donc permettre leur nidification sous nos rebords de toit. Il leur faut quantité d’insectes : donnons-leur de l’eau. Il leur faut de la boue pour bâtir, laissons-leur de la boue. Il leur faut de l’eau pour boire, se laver : mettons-leur à disposition.

Des abeilles au jardin ?
C’est avant tout un beau défi, une démarche d’apprentissage. En effet, j’ai suivi quelques stages et en 2025 un cursus avec l’association « Les butineurs du bonheur ». Ici la ruche de biodiversité que j’ai fabriquée à partir d’un modèle proche et de notions trouvées, telles que le volume de la ruche et la surface des ouvertures pour l’envol. Ma démarche est motivée par la curiosité de pouvoir observer, apprendre, comprendre. Je confronte aussi ma capacité de prendre soin du vivant dans sa complexité.

Il bénéficiera de quelques améliorations pour le printemps prochain.
En 2025 j’ai eu envie de réunir du monde autour de cette thématique avec le festival Été sauvage sur le thème des « Ruches de biodiversité« . Mon souhait : nous, vous, ayons des habitats disponibles pour les essaims du printemps. De la même façon que nous posons des nichoirs à oiseaux. Ils ne seront pas toujours colonisés, mais parfois si !
